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Mémo codes atlas
IMPORTANT : Code atlas, nouveaux paramétrages
posté par Philippe Jourde  mardi, 10. mars 2026, 08:49

Légende de l'image : Gorgebleue à miroir © Yves Geay

Les codes atlas sont des éléments d’information optionnels que l’on peut ajouter aux observations d’oiseaux pour caractériser leurs comportements nicheurs. Ils permettent de classer les espèces en quatre catégories : non nicheuses, nicheuses possibles, probables ou certaines selon les comportements observés.  

Ainsi, un oiseau chanteur apportera un indice de nidification possible, car il n’est peut-être pas apparié et pourra changer de territoire. Un couple qui parade révèle une nidification probable, car cette démonstration nuptiale n’aura peut-être pas de suite. L’observation de poussins au nid confirme, quant à elle, une reproduction locale certaine. 

De l’importance des codes atlas

Cette information est particulièrement importante, car elle permet d’établir des cartes de répartition des oiseaux nicheurs et de comparer leur évolution dans le temps. Depuis la fin des années 1970, plusieurs générations d’atlas, partout dans le monde, s’appuient sur cette catégorisation de l’avifaune. 

Mais ces codes, qui ne s’appliquent qu’à certaines périodes de l’année, demeurent des champs optionnels. Pour inviter les observateurs à les noter de façon plus régulière, une demande automatique peut être créée à une date fixée par espèce. 

Et évidement, quand on demande des codes aux observateurs, et même s’ils peuvent ignorer cette sollicitation, ils en mettent… mais pas toujours à bon escient.  

Des paramétrages hétérogènes 

En outre, jusqu’à récemment, la liste des espèces faisant l’objet de demande automatiques de codes et les dates de début et de fin de ces demandes étaient paramétrées localement, sans la moindre concertation et selon des interprétations parfois très diverses. 

Il en a résulté une hétérogénéité des résultats entre régions parfois caricaturale, mais aussi des biais notables. Certains départements demandaient des codes précoces, dont une bonne partie se retrouvaient attribués à des oiseaux migrateurs, d’autres rendaient quasiment les codes obligatoires pour toutes les observations, comportement nicheur observé ou pas. 

Une harmonisation nécessaire

Face à ce constat, une harmonisation nationale s’imposait donc rapidement. Elle s’est mise en place en trois temps : 

  1. l’interprétation des codes a fait l’objet d’un travail de clarification, aboutissant à la publication d’un Mémo codes atlas ; 
  2. la liste des espèces devant faire l’objet de demandes automatiques de code a été révisée. Elle exclut les espèces coloniales (pour lesquelles il est souhaitable de collecter des codes uniquement sur les sites de reproduction), les espèces à grand rayon d’action et les oiseaux d’eau (qui paradent et s’accouplent sur leur site d’hivernage ou de halte migratoire) ;
  3. une analyse du jeu de données de Faune-France a été menée pour définir les dates optimales d’ouverture et de fermeture des codes. Elle a été menée par le service Connaissance de la LPO, en partenariat avec un groupe de travail, dont les membres représentent toutes les régions de France et que nous remercions pour ses pertinentes remarques. 

Dates de demande automatiques d’ouverture et de fermeture des codes 

L’objectif de l’analyse des données était de solliciter des codes atlas aux périodes de reproduction effective des oiseaux, avec une approche restrictive visant à écarter les oiseaux migrateurs ou non encore définitivement cantonnés sur leur territoire d’un côté, et les juvéniles indépendants de l’autre. Elle s’appuie sur la répartition temporelle des codes de reproduction certains.  

Pour le début de nidification, un rétro calcul détermine la date des pontes précoces. La date retenue élimine les 5 % de données atypiques ou les incohérences des anciens paramétrages de codes atlas. 

La date de fin de reproduction élimine les 5 % des codes les plus tardifs, sachant que le critère « Jeunes fraîchement envolés » est souvent mal interprété et attribué à des immatures indépendants. Les dates retenues pour la fin de la période de reproduction sont donc relativement englobantes. 

Un croisement des résultats statistiques avec les données de la littérature a confirmé la validité des options retenues. 

Il est possible d’ignorer les propositions

Ces dates de demandes automatiques ne constituent pas des bornes délimitées. Il est tout à fait possible et souhaitable, en s’appuyant sur l’observation de critères objectifs, de noter des codes atlas avant ou après la date de demande automatique. Elles ne sont qu’indicatives et concernent la majorité des individus d’une espèce, pas les cas atypiques. 

Elles apportent toutefois de précieuses informations sur les périodes de nidification réelles des espèces et permettront peut-être d’éviter l’attribution de codes de reproduction totalement anachroniques.  

Il est tout aussi possible et souhaitable d’ignorer les demandes automatiques de codes atlas, notamment quand aucun comportement nicheur n’est observé. 

Mise en œuvre

Les nouveaux paramètres issus de ce travail sont effectifs depuis le 9 mars 2026. Des ajustements motivés demeurent possibles. 

Il n’est en revanche pas prévu d’adaptation régionale de ces dates, l’analyse des données ayant démontré les biais que ce type d’hétérogénéité induit dans l’exploitation des codes atlas et la faible pertinence de ce type d’approche.